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Tous les témoignages d'écrivains publics mentionnent leurs motivations liées à l'écrit et aux relations humaines.

Je ne fais pas exception à la règle...

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Mon goût pour « l'écrire » :

De tout temps j'ai griffonné, annoté, rédigé, autant pour mon compte personnel que pour celui d'autrui.

Dans le cadre personnel :

J'ai écrit pour moi,

consignant des traces mémorielles ;

J'ai écrit pour d'autres,

lettres, cartes, bafouilles, missives et courriels !

Dans le cadre professionnel :

J'ai rédigé des projets pédagogiques, éducatifs, individuels....

Au sein d'un conseil municipal :

J'ai conçu des articles du bulletin annuel,

argumenté des projets éducatifs locaux et périscolaires...

Dans le cadre associatif :

J'ai préparé des réunions,

confectionné des invitations,

communiqué avec la presse,

consigné des comptes-rendus,

copiant et composant sans cesse !

Toute ma vie j'ai écouté, noté et rédigé sans avoir conscience que cela constituait un savoir-faire particulier...

« Le goût des autres » :

Institutrice auprès d'enfants sourds pendant douze ans, j'ai tout d'abord été assaillie par des questions d'ordre éthique, de rapport à l'Autre, puis petit-à-petit, les interrogations ont été philosophiques et linguistiques : quel rapport ont les enfants sourds à la langue et à la parole ? Les questions ont ensuite touché le versant pédagogique : comment enseigner la langue française aux enfants sourds ? Avec des enfants ordinaires on est fréquemment amené à se poser la question de l’acquisition de la parole puis de l'apprentissage du lire-écrire. On y est obligé avec des enfants sourds. Pour simplifier, disons que ces derniers n’acquerront pas spontanément la langue française orale et écrite. Elle sera objet d'apprentissage. C'est ainsi que, peu à peu, je me suis sentie « passeuse » d'écrit(s) : j'ai, dans ma pratique quotidienne, écrit à leur place, puis pour eux et enfin avec eux. Plus généralement, ma rencontre avec « le monde des Sourds » (au-delà de l'enrichissement linguistique et culturel qu'il m'a apporté grâce à la Langue des Signes) a mis en lumière mon besoin de relation, d'échange et d'écoute. La communication avec les personnes sourdes implique nécessairement leur regard : celui-ci reste, à jamais, imprimé dans ma mémoire et pose aujourd'hui ma base d'écoute et d'expression. C'est lui qui m'a donné l'envie de prêter attention, oreille et plume...

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