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MON PARCOURS PROFESSIONNEL :

 

J'eus très tôt un métier puisque à peine sortie du lycée, je passai et réussis un concours que beaucoup escomptaient : celui de l'entrée à l’École Normale d'instituteurs de la Loire. Après 3 ans de formation, des remplacements m'ont permis d'appréhender des réalités diverses de l'enseignement : je devenais institutrice mais me sentais de passage. Dès que j'ai pu, je suis partie à l'étranger, pour deux ans d'enseignement en école française au Cameroun. Mais l'innovation pédagogique n'était pas la caractéristique des enseignants « expatriés » et j'ai vécu ces deux années de manière très contrastée : humainement intéressante et pédagogiquement stéréotypée.

Au retour, mon envie était claire : j'ai demandé à travailler à mi-temps pour aller à l'université l'autre moitié du temps. J'ai suivi le cursus de « Sciences de l’Éducation » à Lyon.

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C'est à partir de ce moment-là que j'ai pu mettre en place quelques pièces de mon puzzle personnel : j'étais passionnée par l'histoire de l'éducation, la philosophie de l'éducation, la psychologie, la pédagogie... mais ce qui m'intéressait, en pratique, était l'éducation spécialisée.

Découvrant le monde des Sourds, j'ai été entraînée dans des considérations qui allaient bien au-delà du seul cadre scolaire. Je m’enthousiasmais à réfléchir, partager et créer les conditions favorables afin que les enfants, atteints de surdité, apprennent. Ce furent dix années de recherche-action qui ont nourri mes espérances. Cependant, l'époque était à l'intégration scolaire des enfants handicapés. Intégration à tout crin alors même que l'éducation des enfants sourds nécessitait des regroupements, notamment pour parler et apprendre la Langue des Signes. Je ne croyais ni à mon poste itinérant de suivi des enfants sourds en intégration ni à leur éducation en pointillés et ai mis fin à ma carrière d'enseignante spécialisée.

 

Ainsi s'achevait ma vie d'institutrice et, avec elle, la belle histoire de ma rencontre avec les Sourds. J'ai privilégié l'éducation de mes propres enfants, pendant quelques années mais jamais ne m'a lâché le sentiment qu'un jour je reprendrai le cours de ma vie professionnelle.

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